Article personnel sur les épreuves individuelles aux Europes de Plovdiv.

Article personnel sur les épreuves individuelles aux Europes de Plovdiv.
A Plovdiv (Bulgarie), la réussite Française ne s'est pas fait beaucoup attendre. Les trois premiers jours ont offert 5 médailles au camp tricolore après seulement 6 épreuves individuelles. Des résultats exceptionnels et de très bonne augure pour les épreuves par équipes à venir les prochains jours.

Après les jeux olympiques de Pékin, les performances individuelles des escrimeurs français commençaient à éveiller quelques inquiétudes. En effet, au terme de la compétition, seules deux médailles d'argent avaient pu être remportées par Nicolas Lopez (sabre) et Fabrice Jeannet (épée). Des performances qui entraient dans la continuité d'un championnat du monde individuel chaotique avec seulement une médaille de bronze remportée par Laura Flessel. Les championnats d'Europe étaient donc l'occasion pour les Français de tester leurs performances, et renouer avec la réussite individuelle, avant la grande échéance des championnats du monde prévus fin septembre 2009 à Antalaya (Turquie).

Essais transformé puisqu'au terme de la première journée de compétition, le camp tricolore comptait déjà une médaille d'argent remportée par le Strasbourgeois Julien Pillet (sabre masculin) après une finale très disputée (14/15), laissant le sabreur français aux portes de la victoire. C'est la cinquième fois qu'il parvient à se hisser sur le podium européen. La cinquième aussi qu'il échoue à un rien de la victoire. « Si j'ai continué après Pékin, c'est pour gagner l'or... C'est encore loupé, c'est un peu dommage. Mourir à une touche de cette manière là, c'est dur. Si mon adversaire était vraiment plus fort que moi, mais là, la différence était ténue » , pouvait déclarer un Pillet très déçu après sa courte défaite. Lors de cette même journée, le fleuret féminin français n'a encore pas convaincu, laissant la première française Corinne Maitrejean à la 6 ème place après une défaite en quart de finale (4/15) face à la hongroise Varga.


Flessel incontournable

La seconde journée fut tout aussi rythmée puisque Laura Flessel était en piste aux cotés de ses compatriotes Kiraly Picot, Colignon et Galantine dans l'épreuve de l'épée féminine. L'épéiste de 38 ans a su montrer qu'elle n'avait rien perdu de son talent puisqu'elle est parvenue à décrocher une médaille de bronze, la onzième individuelle toutes compétitions internationales confondues. Tout comme Julien Pillet, elle s'est inclinée au terme d'un match très serré (9/7) face à la russe Sivkova. Elle apparaît très satisfaite de cette performance et confiante pour la suite. « Si j'étais au pied du podium, j'éprouverais de la déception mais quand on monte sur le podium, c'est qu'on est là le jour J, a expliqué la Tricolore. Ce n'est pas l'or aujourd'hui (mercredi) mais nous avons dans deux jours la compétition par équipes, et les filles sont bien, et puis les Mondiaux dans un peu plus de deux mois. ». Au fleuret masculin, les choses ont été beaucoup plus compliquées puisque Terence Joubert, premier français au classement, termine 12ème. Erwann Le Pechoux, pourtant un des favoris, termine seulement à la 25ème place de l'épreuve.


3 médailles pour clôturer les épreuves individuelles


Les deux dernières épreuves, du sabre féminin et épée masculine marquaient la fin des épreuves individuelles en ce jeudi 16 juillet. Un programme favorable, avec notamment des épéistes français très en réussite en ce moment au niveau international. On comptait sur Jérome Jeannet, victorieux en 2007, mais ce sont finalement deux autres tricolores, Ulrich Robeiri et Gautier Grumier, qui se sont hissés dans le tableau final. Alors que Robeiri parvient en finale, Grumier butte en demie sur le fil face à l'Allemand Sven Schmid (15/14). Une défaite qui prouve une fois encore le manque de réussite des Français dans cette compétition. Une victoire aurait pourtant assuré un premier sacre européen pour la France. Les désillusions s'enchaînent puisque Schmid s'offre la victoire facilement (7/15) face à un Robeiri très loin d'être dans son match. Il s'avoue satisfait de cette seconde place, passé très près de l'élimination tôt dans la compétition. « J'étais un peu déçu d'avoir perdu en finale mais sur le podium, il y avait la satisfaction d'avoir passé une bonne journée et fait des bons matches. Le vainqueur du jour, l'Allemand Sven Schmid, était très fort, on le savait, mais aujourd'hui il était particulièrement fort. Je n'ai pas démérité. J'étais mené 12 à 5 dans mon second match, j'étais presque éliminé et finalement je me retrouve deuxième. C'était l'instinct de survie. »

Le bronze de Grumier et l'argent de Robeiri n'arrivant pas seuls, la sabreuse Solenn Mary parvient presque dans le même temps à atteindre une demie finale surprise face à la russe Diatchenko après avoir surclassé deux autres Françaises dans les tours précédents. Elle s'incline finalement 15 à 11 mais offre à la France une 5ème médaille individuelle inattendue. Et ce puisque depuis la victoire d'Anne Lise Touya aux championnats du monde 2007, aucune sabreuse française n'avait plus rien remporté en compétition internationale. Une performance qui ravit la Strasbourgeoise « J'éprouve une belle satisfaction avec cette première médaille en individuel, surtout que j'avais très mal commencé, j'ai fait un très mauvais tour de poule et après j'ai eu la malchance de tomber sur deux Françaises. Je les bats, tant mieux pour moi, mais c'est quand même dommage pour l'ensemble de l'équipe. »


Un bilan individuel rassurant.


Ces 5 médailles apportent un bilan individuel très positif, grâce notamment aux médailles de Grumier et Mary, qui signent ici les premiers podiums individuels européens de leur carrière. Les autres escrimeurs concrétisent leur domination, ou, comme Robeiri, renouent avec la réussite internationale. A l'épée et au sabre, toutes les épreuves ont rapporté un podium. L'inquiétude réside encore une fois dans les performances individuelles au fleuret, puisqu'aucun des engagés n'a fait mieux qu'une 6 ème place (Corinne Maitrejean). Inquiétant pour le fleuret français, qui était pourtant à son apogée en 2004 après la victoire olympique de Guyart.

Des épreuves par équipes prometteuses.

Avec cette belle présence individuelle française, on ne peut que se réjouir de l'arrivée des épreuves par équipes dès vendredi, d'autant plus que ce type de compétition est souvent propice à de nombreux titres tricolores. La première journée verra l'entrée en lice des sabreurs champions olympiques en titre avec notamment Julien Pillet, vice champion d'Europe mais aussi le vice champion olympique Nicolas Lopez. De son coté l'équipe de fleuret féminin tentera de réitérer son exploit de l'an passé en accédant au podium européen. Les jours suivants verront notamment à l'oeuvre les épéistes féminines emmenées par Laura Flessel, l'équipe de fleuret masculin multiple championne du monde, ainsi que le collectif d'épée masculine victorieuse des derniers jeux olympiques. Certainement de nouvelles médailles à venir, et on l'espère des titres pour compléter la fastueuse moisson individuelle ...

A suivre à partir de vendredi.


# Enviado el viernes 17 de julio de 2009 04:56

Article perso sur le titre olympique des sabreurs en équipe.

Article perso sur le titre olympique des sabreurs en équipe.
Indétrônables !

Les sabreurs français se sont imposés cette après midi par équipe et ont donc remporté leur second titre olympique consécutif. Forts d'un collectif très homogène, les tricolores ont mis à mal tous leurs adversaires et se sont très logiquement adjugés la plus haute marche du podium devant les Etats Unis et l'Italie.

Les larmes de la gloire.
Les grands gaillards étaient émus. Emus par cette victoire. Emus de pouvoir chantonner la marseillaise en étant perché sur la plus haute marche du podium. Emus tout simplement de pouvoir savourer une victoire olympique dans leur vie d'athlète. Et quelle victoire ... La seconde en deux olympiades ! Les frères Touya ont trouvé de dignes successeurs qui, aux cotés de Boris Sanson et Julien Pillet, déjà champions olympiques, ont pu continuer à écrire de belles pages de l'escrime tricolore. A commencer par Nicolas Lopez. Ce Tarbais de 27 ans réalise aujourd'hui une magnifique performance en s'adjugeant deux médailles aux jeux. Après l'argent en individuel, c'est l'or par équipe qui vient garnir son palmarès encore très modeste en individuel.

Une demie finale presque fatale.
Les français ont montré leur détermination dès le début de la journée en s'imposant plutôt facilement face à la modeste équipe Egyptienne (45/31). Ils retrouvent en demi-finale une équipe d'Italie particulièrement revancharde après la finale perdue à Athènes. Les transalpins ont beaucoup inquiété les tricolores dès le début de la partie. Menant constamment au score, ils arrivent à cumuler une avance plus que considérable. C'est sans compter la pugnacité du natif Bordelais Boris Sanson qui réalise un coup fantastique en s'imposant 11/3 dans son relais. Cette victoire inverse totalement la tendance laissant ainsi le Italiens impuissants jusqu'à la fin de la rencontre. Julien Pillet se charge de leur infliger les dernières touches synonymes de qualification. Les bleus remportent ainsi leur billet pour la finale face aux Etats Unis vainqueurs inattendus face à la Russie.

La hargne jusqu'au bout.
La finale commence favorablement pour les hommes de Jean Philippe Daurelle. Après plusieurs relais à sens unique, les français parviennent à acquérir une avance allant jusqu'à douze touches. Même en difficulté, les sabreurs tricolores ne tremblent pas et s'en sortent toujours honorablement face à des adversaires très avides de spectacle. Au dernier relais, Julien Pillet se trouve en mauvaise posture, laissant échapper un nombre impressionnant de touches au profit de l'américain. L'avance accumulée par ses camarades lui permet d'inscrire, non sans mal, les cinq dernières touches et donc de savourer un magnifique titre olympique pour la deuxième fois de sa carrière. «Cette année, nous avons remporté la Coupe du monde. Et à chaque fois qu'on la remporte, on gagne le titre. Je me suis dit que c'était un bon présage pour Pékin» Plaisante le Strasbourgeois Julien Pillet après sa victoire. Sanson évoque quand à lui une belle solidarité «Se serrer les coudes et avancer ensemble. C'est notre force»

Un bilan très positif
L'escrime française, riche de deux titres olympiques et de deux médailles d'argent s'offre la première place dans la discipline et atteint donc l'objectif fixé par le DTN Michel Sicard au terme de cette compétition. Même si les totaux sont amputés de deux breloques par rapport à Athènes, le bilan en reste tout de même tout aussi flatteur. Sur les quatre titres olympiques glanés par la délégation tricolore cette semaine, l'escrime peut se vanter d'avoir pu remporter deux de ces quatre médailles d'or. Espérons maintenant que les médias ne vont pas les oublier aussi vite qu'il y a quatre ans. C'est bien beau de faire des éloges sur un sport lorsqu'il ya des intérêts derrière, mais il faudrait peut-être penser à ne pas totalement stopper la médiatisation lorsque les JO sont terminés. Parce-que les escrimeurs français brillent aussi hors-période Jeux Olympiques ....

# Enviado el domingo 17 de agosto de 2008 09:40

Modificado el martes 28 de octubre de 2008 06:29

4 médailles assurées pour l'escrime française !

Les sabreurs tricolores en finale !

Comme en 2004 à Athènes, l'équipe de France de sabre a battu l'Italie, dimanche à Pékin (45-41). Cette fois en revanche, le match n'était pas en finale mais en demies. Nicolas Lopez, Julien Pillet et Boris Sanson ont pourtant tout de suite pris du retard.

Menés depuis le début du match, jusqu'à 30-24 à l'issue du 6e relais, les Français ont pu compter sur un excellent Boris Sanson pour sonner la révolte. Après après le troisième passage du Parisien, exceptionnel contre Diego Occhiuzzi (11-3), les Bleus ont pris la tête pour la première fois (32-31). Pour ne plus jamais la lâcher. En finale, les Français défendront leur titre face aux Américains, vainqueurs contestés des Russes (45-44), l'ultime touche de la victoire ayant d'abord été accordée aux tireurs de l'Est, avant d'être annulée, rejouée, puis perdue, au grand dam de Stanislav Pozdnyakov.
4 médailles assurées pour l'escrime française !

# Enviado el domingo 17 de agosto de 2008 04:04

Article personnel sur la magnifique performance des épeistes français en finale des J.O

Article personnel sur la magnifique performance des épeistes français en finale des J.O
Champions Olympiques !

Au terme d'une compétition totalement maîtrisée, les français emmenés par les frères Jeannet et Ulrich Robeiri ont légitimement conservé leur titre olympique remporté en 2004. Ils ont battu l'équipe de Pologne très facilement (45-29), après de magnifiques relais des trois tireurs.

Le voilà le premier titre olympique pour l'escrime française ! Après beaucoup de doutes et de désillusions, c'est finalement par équipe que les tireurs tricolores sont parvenus à s'imposer. Depuis 2004 et Athènes, aucune compétition ne leur avait échappé en équipe et ils ont encore prouvé aujourd'hui que personne ne pourrait leur tenir tête. Depuis les derniers Jeux, l'équipe avait pourtant beaucoup changé puisque Hugues Obry a arrêté sa carrière et qu'Erik Boisse n'est pas parvenu à se qualifier pour Pékin. C'est donc un collectif composé de Jérôme et Fabrice Jeannet, de Ulrich Robeiri et de Jean Michel Lucenay qui était en piste aujourd'hui.

Le Venezuela a fait le premier les frais du talent des français ce matin. Apres une lente entame les tricolores se sont vite échappés et n'ont plus laissé aucune chance aux Vénézuéliens d'espérer une qualification. Ils finissent par s'imposer 45 touches à 33 et se qualifient donc pour les demies finales. Dans ce tour ils retrouvent les Italiens et le champion Olympique MatteoTagliarol victorieux de Fabrice Jeannet dans l'épreuve individuelle. Très vite, les bleus sont en tête grâce à des relais très efficaces des frères Jeannet. Ulrich Robeiri est légèrement plus en difficulté et perd souvent quelques points. Leur avance atteint dix touches lorsque Robeiri rentre à nouveau en piste. Ce dernier fait une belle frayeur à ses coéquipiers en perdant cinq touches dans son relais. Mais c'est sans compter la hargne et le talent des Jeannet qui ne laissent pas l'Italie se faire des illusions plus longtemps. Le dernier match oppose Tagliarol à Fabrice Jeannet. Une belle revanche donc de la finale individuelle. Celle-ci tourne à l'avantage du français qui s'offre une victoire facile face au champion olympique en titre. Il permet ainsi à l'équipe de France de se hisser en finale de l'épreuve. Comme à Athènes.

La finale oppose les Français et les Polonais. Ces derniers s'étaient imposés précédemment face aux Chinois dans une ambiance survoltée. Physiquement les français sont logiquement plus frais puisqu'ils sortent de deux rencontres gagnées plutôt facilement, alors que les Polonais ont du batailler ferme pour s'imposer face à l'équipe chinoise de justesse (45 à 44). La logique est respectée puisque les français prennent le large déjà au bout de trois relais. Robeiri qui avait été un peu en dessous dans les matchs précédents n'aborde pas le match de la même manière et réalise deux relais parfaits en prenant encore de l'avance. La marge des français oscille entre 13 et 16 touches. Les Polonais semblent totalement invisibles et subissent complètement le jeu tricolore. A l'avant dernier relais, c'est Jérôme Jeannet qui entre en piste. Il possède beaucoup d'avance et n'est donc pas vraiment en danger face à son homologue polonais. Alors qu'il termine d'exécuter une flèche, il glisse et tombe bras armé en avant sur le sol. Il semble légèrement blessé. Malgré cela il tente de repartir dans l'assaut. Son visage crispé montre que la douleur l'empêche de tirer. Il demande l'avis du médecin officiel qui n'accepte pas sa sortie. L'arbitre inflige un carton rouge à Jérôme pour simulation alors que le Martiniquais ne peut même pu effectuer de prises de fer avec son épée. La décision de l'arbitre sème d'autant plus le trouble dans le clan français que la sortie de Jeannet aurait pu permettre au jeune Jean-Michel Lucenay de rentrer en piste et donc de pouvoir s'assurer une place sur le podium avec ses copains. En face, le Polonais comprend que Jérôme Jeannet n'est plus apte à tirer et très sportivement ne tente plus aucune action. C'est à présent à Fabrice de rentrer pour mettre les cinq dernières touches synonymes de titre olympiques pour les quatre garçons. Il inscrit très calmement ces touches et offre un second titre olympique consécutif à tous ses coéquipiers de l'équipe de France d'épée.

Les trois titulaires affichent cependant une certaine déception quand au sort du remplaçant qui ne pourra pas monter sur le podium avec eux. Elle ne cesse de s'amplifier et les larmes ne peuvent plus être contenues. C'est un Jean-Michel Lucenay terriblement déçu et en larmes qui émeut la France entière. Il est vrai que c'est inadmissible de laisser ainsi les tireurs remplaçants en marge de la fête olympique, hors du village et hors du podium. Lucenay parviendra en dépit du règlement à tout de même monter sur le podium avec ses camarades pour savourer la fin de la fête avec eux. Il est quand même malheureux que ce tireur ait dû réaliser une échappée fantastique pour s'extirper des gardes chinois et ainsi monter quelques secondes sur le podium aidé par l'armurier français qui s'accrochait à un garde. Le sport est parfois injuste même dans la victoire ...

# Enviado el viernes 15 de agosto de 2008 09:52

Les épeistes français en finale !

Les épeistes français en finale !
Les épéistes français ont parfaitement géré leur avance tout au long du match pour s'imposer en demi-finale face aux Italiens (45-39). C'est Fabrice Jeannet qui a conclu la rencontre face à Matteo Tagliariol, prenant sa revanche sur un adversaire qui l'avait battu en finale de l'individuel. Fabrice et Jérôme Jeannet ont parfaitement lancé la France en tout début de rencontre, infligeant à Tagliariol et Alberto Rota un 5-1 puis un 5-2. Ulrich Robeiri a lui-aussi parfaitement tenu son rang. L'écart n'a fait qu'osciller entre 11 et 5 points, laissant les Français accumuler les doubles touches et riposter face aux attaques italiennes. Les Bleus joueront la médaille d'or face aux Polonais, vainqueurs 45-44, des Chinois.

# Enviado el viernes 15 de agosto de 2008 04:27