Les résulats du jour.

Les résulats du jour.
Résumé :
Très bonne journée pour l'escrime tricolore avec la magnifique performance de Fabrice Jeannet. On regrettera par ailleurs les éliminations d'Ulrich Robeiri et de Jérome Jeannet en huitième de finale. Une première médaille en escrime qui fait plaisir à voir !

Résultats Epée homme individuelle.
Pékin 10 août 2008

1. Matteo Tagliariol ITA
2. Fabrice Jeannet FRA
3. Jose Luis Abajo ESP

***

A SUIVRE DEMAIN :
Fleuret Dame individuel à partir de 4h sur France Télévisions

Les françaises à suivre :
Corinne Maîtrejean

# Posté le dimanche 10 août 2008 11:00

Un article de l'équipe revenant sur la magnifique deuxième place de Fabrice Jeannet en épée homme individuel.

Un article de l'équipe revenant sur la magnifique deuxième place de Fabrice Jeannet en épée homme individuel.
JO - Escrime (H)
F.Jeannet, un déçu en argent

Fabrice Jeannet a été battu dans une finale rapide de l'épreuve individuelle d'épée par l'Italien Matteo Tagliariol (15-9). Hormis deux courtes périodes, le Français n'a jamais pu dérouter son adversaire. Il n'a pas caché sa déception après sa défaite.

Il y a des médaillés olympiques qui sont heureux sans distinction du métal obtenu. Il y en a d'autres qui sont aux anges parce qu'ils reviennent de loin en accédant à un podium aux Jeux. Fabrice Jeannet n'entre dans aucune de ses deux catégories. Certes il a décroché dimanche sa première médaille en individuel aux JO mais c'est avec le masque qu'il a livré ses premiers commentaires : « Une médaille d'argent est une médaille de défaite. Perdre en finale ou au premier tour d'un tournoi avec soixante-quatre compétiteurs, c'est la même chose. J'ai beaucoup de tristesse ».

Jeannet a perdu comme il avait gagné en demieLe cadet des frères Jeannet a pourtant pris le meilleur départ dans cette finale, plaçant deux premières touches rapides et donnant l'impression de surfer sur ses précédents succès de la journée. Mais Matteo Tagliariol, dont le seul titre de gloire est une place de finaliste au dernier Mondial, est vite revenu dans la partie. Il a d'abord su piéger Jeannet en réussissant trois touches, alors que c'est justement le Français qui menait l'assaut. Puis, en devançant de peu son adversaire dans un de leurs duels, le Transalpin s'est brutalement échappé au tableau d'affichage (3-7). Entre temps, les deux hommes avaient su faire rire l'assistance en tordant tous les deux leur épée sur une même opposition. De quoi détendre l'atmosphère, sachant que la France attend un succès olympique dans cette épreuve depuis Eric Srecki en 1992 et que l'Italie patiente depuis 1960.

Mais Fabrice Jeannet est bel et bien tombé dans le jeu de son adversaire. Celui-ci a eu pour tactique de fuir jusqu'à l'extrémité de la piste et d'attendre que le Français place une attaque. Curieusement c'est de cette manière que Jeannet avait validé quelques minutes plus tôt son billet pour la finale, en dominant le Hongrois Gabor Boczko (15-12). Semblant acculé, il avait finalement frappé juste à plusieurs reprises. Mais, pour la conclusion de cette journée, cette tactique a donc souri à Matteo Tagliariol.

« Je n'ai pas eu assez peur au ventre »
Jeannet a produit un premier effort pour revenir dans le match, touchant trois fois de suite l'Italien à la poitrine (6-8). Pas de quoi inquiéter cependant ce dernier. Rapide dans ses départs à chaque assaut, bien en place, Tagliariol a décidé jusqu'au bout de l'issue du match. Fabrice Jeannet n'a jamais eu la distance sur la piste dont il aurait eu besoin pour s'imposer. A l'arrivée, c'est en près de trois minutes et de cinquante secondes que la médaille d'or est venue s'enrouler autour du cou d'un Italien. « Pourtant je n'étais pas mal mais lui a été plus incisif, plus costaud, a constaté Jeannet. Il maîtrisé le combat de bout en bout. Moi, je pense que je suis rentré sur la piste en vainqueur. Je n'ai pas eu assez peur au ventre. »

Et le Français continue à revenir sur sa journée. Elle aurait pu se terminer plus tôt que prévu, la faute à un Kirghiz adepte des coups de coquille et de genou. Puis Fabrice a souffert d'un coup reçu au poignet lors de son deuxième combat contre l'Américain Weston Kelsey. Il a traîné la douleur lors de ses matches suivants, ne trouvant jamais ses sensations et ne prenant jamais de « plaisir ». A l'entendre, il a finalement rejoint dans la déception son frère Jérôme, sorti dès les huitièmes de finale ce dimanche. Les deux hommes repartiront pour de nouveaux assauts lors de l'épreuve par équipes. On espère les voir avec le sourire.

Olivier PAQUEREAU, à Pékin

# Posté le dimanche 10 août 2008 10:45

L'épée homme est à l'honneur aujourd'hui.

L'épée homme est à l'honneur aujourd'hui.

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C'est une magnifique deuxième place que nous a offert Fabrice Jeannet aujourd'hui. Une première médaille pour l'escrime tricolore qui on l'espère va en entraîner d'autres. Bravo à lui qui termine sa carrière sur un titre de vice-champion olympique !

Article spécial à venir.

# Posté le dimanche 10 août 2008 04:39

Modifié le dimanche 10 août 2008 10:29

Les résultats de la journée

Les résultats de la journée
Comme vous le savez, pas de médaille française aujourd'hui ni en escrime ni ailleurs. La couronne du jour revient à l'americaine Mariel ZAGUNIS qui est devenue championne Olympique devançant deux autres américaines, Becca Ward et Sada Jacobson. On a bien sur les yeux rivés sur nos amis épeistes qui vont tenter de nous offrir un bel exploit cette nuit.

Sabre femme individuel
Pékin 9 août 2008.

Résultats :
1.Mariel Zagunis USA
2. Becca Ward USA
3. Sada Jacobson USA

***

A NE PAS MANQUER.
Cette nuit à partir de trois heures, épée masculine individuelle.

Les français à suivre :
Jérome Jeannet, Fabrice Jeannet et Ulrich Robeiri

# Posté le samedi 09 août 2008 11:02

Un article sur le sabre féminin et l'élimination des trois françaises engagées.

Un article sur le sabre féminin et l'élimination des trois françaises engagées.
Si vous avez eu le courage de vous lever tôt ce matin vous avez pu assister aux défaites successives des françaises au sabre féminin. A cinq heure il ne restait déja plus aucune française en lice. L'équipe.fr revient sur ces déceptions.
escrime-blog

JO - Escrime (F) - Les lames brisées du sabre

Voir une jeune fille au bord des larmes est à la fois gênant et attendrissant. Samedi matin, pour le début de l'épreuve de sabre féminine, les trois Françaises engagées ont offert, bien malgré elles, ce spectacle. En moins de deux heures, Léonore Perrus, Anne-Lise Touya et Carole Vergne ont toutes disparu dès le premier tour et ont eu du mal à ne pas éclater en sanglots.

Touya comme à Athènes
Perrus, pourtant la meilleure représentante tricolore au classement mondial (8e), a causé la première mauvaise surprise en trébuchant face à la Tunisienne Azza Besbes (15-11). Face à cette sabreuse, qui s'entraîne en France et qui faisait partie des rares tireuses obligées de passer par le tour préliminaire, elle n'a jamais eu la mainmise sur cette opposition. Deux longues attentes liées à des décisions vidéo, finalement en sa défaveur, ont également ébranlé sa confiance. La Parisienne avait pourtant su remonter un premier retard de quatre touches (6-10). «Il y a eu un problème de mise en route, a-t-elle expliqué. J'ai eu l'impression qu'il n'y avait pas de rythme. Je me sentais bien dans mon escrime mais cela faisait longtemps que je n'avais pas eu la pression d'un match. C'est moi qui perds

Quelques minutes plus tard, sur le même bout de piste que sa camarade en équipe de France, Anne-Lise Touya, deux fois championne du monde mais en retrait dans les épreuves individuelles depuis 2006, a subi le même sort (15-11). Opposée à la Hongroise Orsolya Nagy, contre laquelle elle restait sur une victoire, Touya s'est montrée un poil plus offensive que sa compatriote. Mais cela ne l'a pas empêché de courir rapidement derrière le score. Revenue à 11-11, après avoir repoussé deux assauts et réalisé deux attaques, la Tarbaise n'a pas réussi à briser son adversaire. «Je suis déçue car techniquement et tactiquement j'ai fait tout ce qu'il fallait faire, a-t-elle déclaré. J'ai juste manqué de réussite. Ça s'est joué sur la patience. Nagy est une spécialiste du contre, ce qui fait que je n'ai pas été aussi rapide que d'habitude. Je savais que ce serait un tournoi défensif et je m'étais préparé de cette manière. Je n'ai pas grand-chose à me reprocher.» La désillusion est d'autant plus forte qu'il y a quatre ans à Athènes, Anne-Lise Touya avait aussi disparu dès le premier tour.

Se racheter avec l'équipe de France
Pour sa première participation aux Jeux Olympiques, Carole Vergne, également la plus jeune escrimeuse française engagée, a bien cru franchir le premier tour, au terme de ce qui aurait été un petit exploit. Opposée à la Sud-Coréenne Keumhwa Kim, la Française s'est retrouvée rapidement menée (3-9, 5-10, 9-13) mais est revenue à égalité à une touche de la décision finale. Las, elle a finalement cédé face à son adversaire. La plus marquée par son élimination, Carole Vergne a traversé d'un trait la zone mixte, cet endroit où devant la presse, toutes ont essayé de ne pas fondre en larmes. Quatre ans de labeur détruit en quelques minutes...

Pour les trois sabreuses, les Jeux ne sont cependant pas terminés. Elles disputeront le 14 août prochain la compétition par équipes. Double championne du monde en titre, la sélection tricolore tentera de décrocher une médaille dans ce qui sera la première épreuve du nom au palmarès olympique. «On va avoir les crocs, promet Anne-Lise Touya. On a la chance d'avoir cette compétition. A Athènes, elle n'était pas au programme et je m'étais préparée pour rien. Là, en plus, on a les clefs pour faire quelque chose.» Pour la Française, ce sera la dernière chance de monter sur un podium aux Jeux puisqu'elle a annoncé qu'elle ne sera pas présente à Londres dans quatre ans.

Olivier PAQUEREAU, à Pékin

# Posté le samedi 09 août 2008 04:51

Modifié le samedi 09 août 2008 11:09