Pour cloturer la revue de presse spéciale Jeux olympiques un article qui fait la synthèse des chances tricolores en escrime

Pour cloturer la revue de presse spéciale Jeux olympiques un article qui fait la synthèse des chances tricolores en escrime
Escrime - Pékin 2008
Tradition oblige

Les escrimeurs ont toujours constitué une importante source de médailles pour la France aux Jeux Olympiques. A Pékin, les tireurs tricolores seront encore attendus, sinon comme des messies, en tout cas comme des gros pourvoyeurs. Ils ont les moyens de répondre aux attentes


. ATHENES DANS LE RETRO
Fidèle à sa tradition, l'escrime tricolore avait réussi une jolie moisson en 2004, ramenant six médailles, dont trois en or pour Brice Guyart au fleuret individuel ainsi que les épéistes et les sabreurs messieurs par équipes. Laura Flessel (argent) et Maureen Nisima (bronze) étaient montées ensemble sur le podium à l'épée avant d'unir leurs efforts pour obtenir la médaille de bronze par équipes. Au final, un bilan extrêmement flatteur, qui confirmait l'impact de l'escrime dans le sport olympique français.


. LA STAR: Laura Flessel
Rien ne l'arrête. A 36 ans, 12 ans après avoir éclaté aux yeux du grand public à Atlanta, Laura Flessel-Colovic a toujours faim de titres. Elle tentera à Pékin de décrocher une quatrième médaille en individuel, après l'or (1996), le bronze (2000) et l'argent (2004). Compétitrice exceptionnelle, la Guadeloupéenne compte sur sa grinta pour aller au bout de son rêve, avant de goûter une retraite bien méritée. "Elle ne remet jamais un titre en jeu, elle repart toujours de zéro. C'est quelqu'un qui est toujours en quête de quelque chose, une bête de travail", explique Michel Sicard, ancien entraîneur des épéistes messieurs et désormais DTN.

. LA REVELATION POSSIBLE: Erwann Le Pechoux
Moins connu que Brice Guyart, champion olympique par équipes en 2000 et en individuel en 2004, le Breton Erwann Le Pechoux incarne pourtant la meilleure chance tricolore au fleuret. A 26 ans, "Petit Homme", va disputer ses deuxièmes Jeux. Huitième de finaliste en 2004, il nourrit des ambitions bien plus élevées cette fois. Auteur d'une grosse saison, actuel numéro trois mondial, il arrive à Pékin au sommet de sa condition et de sa confiance. "C'est l'archétype du fleurettiste moderne, il fait partie des 5-6 mecs médaillables après sa super saison", apprécie Patrice Menon, le directeur des équipes de France.

. POTENTIEL DE MEDAILLES: 3 à 7

. A LA LOUPE
Fleuret: Champion olympique en titre, Brice Guyart fait figure d'outsider. Mais il est capable de tout, y compris du meilleur. Erwann Le Pechoux est un prétendant légitime au podium. Il n'y a pas de compétition par équipes chez les hommes cette année. A l'individuelle dames, Corinne Maitrejean effectue ses premiers pas olympiques, à 28 ans.

Epée: Le gros point fort du groupe tricolore. Chez les hommes, par équipes, la France reste sur trois titres mondiaux consécutifs et sera encore la grande favorite à Pékin. Chacune des trois unités (Fabrice et Jérôme Jeannet et Ulrich Robeiri) peut espérer tirer son épingle du jeu dans le tournoi individuel. Evidemment, chez les dames, tous les regards convergeront vers Laura Flessel-Colovic, en quête d'une quatrième médaille individuelle, qui la ferait entrer un peu plus dans l'histoire.

Sabre: Pour la première apparition de l'épreuve par équipes au programme des Jeux Olympiques, les Françaises peuvent jouer les premiers rôles, comme elles l'ont fait lors des Championnats du monde et d'Europe en 2007 (or à chaque fois) et dernièrement lors de l'Euro-2008 à Kiev (bronze). En solo, Anne-Lise Touya, double championne du monde (2001, 2005), aura sans doute son mot à dire. En retrait en individuel, les sabreurs affichent en revanche une belle homogénéité dans l'épreuve par équipes. Lors des quatre derniers JO, ils ont ramené trois médailles, dont un titre en 2004.




Eurosport - Laurent VERGNE
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# Posté le vendredi 08 août 2008 05:22

Laissons place maintenant au portrait de la talentueuse sabreuse Anne-Lise Touya elle aussi décryptée par les journalistes français ...

Laissons place maintenant au portrait de la talentueuse sabreuse Anne-Lise Touya elle aussi décryptée par les journalistes français ...
Escrime - Le portrait d'ANNE-LISE TOUYA
TOUYA POUR SABRER LE CHAMPAGNE


Dans sa carrière de sabreuse, Anne-Lise Touya a décroché les principales distinctions à l'exception d'un titre (et d'une médaille) aux Jeux Olympiques. Au sortir d'une saison difficile, elle tentera de remplir les dernières cases blanches de son palmarès cet été à Pékin.


« Quand elle veut gagner, elle n'en est jamais loin », a dit Pierre Guichot, l'entraîneur de l'équipe de France féminine de sabre, d'Anne-Lise Touya. Ça tombe bien : le 11 mai dernier, lors de l'épreuve de Coupe du monde de Gand, ultime manche sélective pour les prochains Jeux Olympiques, la native de Tarbes s'est imposée. Et a validé sa place à Pékin quelques jours plus tard grâce à ce résultat. Ce succès a mis fin à plusieurs mois de galère pour la meilleure sabreuse française de la courte histoire de la spécialité. « A ce moment-là, j'étais en forme, concentrée, motivée, a reconnu la jeune femme de 26 ans. J'aimerais bien que ça se reproduise aux Jeux. » Si Anne-Lise Touya a vécu un début de saison « en dents de scie », c'est à cause d'une blessure à une cuisse, en fait le réveil d'une première déchirure survenue il y a trois ans. « C'est vrai qu'il y a eu un moment de panique autour de cette blessure, raconte-t-elle. Je ressentais une contracture en permanence et on ne savait pas d'où elle venait. Ça ne m'empêchait pas de tirer mais je ne pensais pas que ce serait si grave. » Il y a aussi eu du changement dans sa vie de tous les jours. Désormais il y a Anne-Lise Touya la sabreuse et Anne-Lise Touya salariée de Bouygues Constructions. Jusqu'à 16 heures, elle travaille au service des ressources humaines de ladite entreprise puis file à son entraînement. « Je m'y plais beaucoup, glisse-t-elle. Et cela fait passer un message : on peut être sportif de haut niveau et avoir une activité professionnelle qui prépare à une reconversion. Ça me permet d'avoir un équilibre même si c'est fatigant en terme de rythme. »

Pas parmi les favorites à Pékin

En dépit de ces nouvelles contraintes, pas toujours prévues, la Française a tenu bon : « Je ne me suis pas affolée non plus ». Car Anne-Lise Touya est « une battante, dixit Pierre Guichot. «Elle a ça en elle. Elle a des nerfs d'acier et arrive à faire abstraction de ce qu'il y autour et en face d'elle pendant une compétition ». Les termes sont qualitatifs, ils contrastent aussi avec l'image que Touya peut donner au premier contact : celle d'une jeune fille discrète, voire un peu timide. Ainsi elle avoue qu'être reconnue par des fans ou des curieux n'est « pas trop gênant mais pas très agréable non plus. Je n'accroche pas ce genre de choses, je préfère ma tranquillité ». Pierre Guichot confirme d'ailleurs : «C'est vrai que ce n'est pas forcément un leader, ce n'est pas elle qui va rameuter les autres. Mais elle est vivante, elle trouve sa place dans un groupe.» Sa place, dans l'équipe de France de sabre, c'est la première au vu de son palmarès : double championne du monde individuelle (en 2001 à Nîmes et en 2005 à Leipzig), championne d'Europe, victorieuse de la Coupe du monde, de plusieurs titres nationaux et également distinguée chez les juniors. De plus, Anne-Lise Touya tire dans la meilleure sélection nationale actuelle, les Bleues ayant obtenu trois couronnes mondiales et deux autres continentales depuis trois ans. Mais, Touya, c'est aussi une athlète qui n'a pas décroché de médaille individuelle dans un grand rendez-vous depuis trois ans. Et, aujourd'hui, saison moyenne oblige, la Tarbaise est la vingtième sabreuse de la planète. Sa compatriote Léonore Perrus est, elle, septième. Ce qui fait dire à Pierre Guichot qu'« Anne-Lise sait qu'elle ne sera pas parmi les favorites à Pékin. »


Imiter ses frères Damien et Gaël

Pékin... Dans quelques jours, Touya ira chercher les seuls titres qui lui manquent tant par équipes qu'en individuel. Et s'arrêtera peut-être là-dessus. Si elle a déjà annoncé qu'elle ne sera pas présente à Londres dans quatre ans, elle ne sait pas, en revanche, à quelle date elle rangera définitivement son sabre. « Peut-être après les Mondiaux qui auront lieu à Paris en 2010. La possibilité que j'arrête après Pékin ? Elle est minuscule mais elle existe. » Autre certitude : il n'y aura pas d'escrime derrière, que ce soit en tant qu'entraîneur ou autres. « C'est mieux comme ça. Je pense qu'il est préférable de couper un petit moment. Je vais continuer à suivre ma voie professionnelle. » Anne-Lise bouclera une aventure commencée à l'âge de neuf ans à Tarbes pour suivre des frères sabreurs et une cousine fleurettiste. Une discipline qui lui convenait mieux que la danse qu'elle avait commencé à pratiquer mais qu'elle a surtout bien failli arrêter prématurément. A six ans, elle a en effet été opérée à cause d'une compression de l'aorte et s'est vue interdire le sport de haut niveau, alors qu'elle avait quinze ans. « Ça a été assez rude, confie-t-elle. Il y avait surtout de l'incompréhension de ma part parce qu'on ne m'avait jamais interdit de faire du sport et je ne m'étais jamais senti malade. » Un spécialiste lèvera finalement l'interdiction à condition de passer des examens médicaux chaque année. « C'est un petit peu de stress une fois par an », reconnaît celle qui est devenue un cas à part d'un point de vue médical. Une médaille à Pékin - « Peu importe le métal, peu importe si je n'en ai qu'une » - serait un nouveau pied de nez à un destin qui s'est voulu capricieux il y a quelques années. Ça gommerait aussi l'échec d'Athènes en 2004. Eliminée en huitièmes de finale, Anne-Lise Touya s'amuse d'ailleurs à dire que son meilleur souvenir de Grèce reste la victoire de ses frères Damien et Gaël dans le tournoi par équipes. Pour l'instant, ce sont les seuls médaillés olympiques de la famille.

# Posté le jeudi 07 août 2008 16:25

Un article plutôt complet sur les premiers tirages au sort des tableaux d'élimination et les premières questions posées sur les chances des escrimeurs français aux Jeux

Un article plutôt complet sur les premiers tirages au sort des tableaux d'élimination et les premières questions posées sur les chances des escrimeurs français aux Jeux
Escrime - Pékin 2008
Vers un choc Guyart-Le Pechoux?


Les Français Erwann Le Pechoux et Brice Guyart, champion olympique en titre, pourraient se rencontrer dès les huitièmes de finale du tournoi de fleuret masculin des jeux Olympiques qui aura lieu le 13 août.


Le Pechoux, très régulier depuis deux saisons, et Guyart, même s'il a éprouvé les pires difficultés à décrocher son billet pour les JO-2008, font figure de prétendants au podium olympique. Le vainqueur de ce duel tricolore pourrait ensuite être opposé à l'Italien Salvatore Sanzo, vice-champion olympique en 2004, en quart de finale. "C'est sûr que c'est rageant, mettre un an et demi pour décrocher son billet pour les jeux et se retrouver si tôt dans la compétition", a regretté Michel Sicard, le directeur technique national de la Fédération française.

"Gros matches"

"Mais ils ont l'habitude de se rencontrer, ils s'entraînent ensemble. De toutes façons, aux Jeux, on sait toujours qu'il y a de gros matches", a-t-il expliqué. Le tableau de l'Italien Andrea Cassara, champion d'Europe en titre, paraît beaucoup plus dégagé. Cassara, médaillé de bronze à Athènes en 2004, remplace au pied levé son compatriote Andrea Baldini, N.1 mondial, qui a fait l'objet d'un contrôle antidopage positif le mois dernier lors des championnats d'Europe.

De son côté, l'emblématique Laura Flessel-Colovic, championne olympique en 1996, médaillée de bronze en 2000 et d'argent en 2004, sera opposée d'entrée à l'Israélienne Noam Mills qui ne pointe qu'au 48e rang mondial. "Il faudra que Laura fasse attention", a cependant prévenu le DTN français. Flessel-Colovic qui dispute ses quatrièmes et derniers JO, pourrait retrouver en demi-finale du tournoi d'épée le 13 aot la N.1 mondiale et championne du monde 2007, l'Allemande Britta Heidemann.

Parmi les autres grandes chances de médailles, les épéistes masculins, en lice dimanche, ont hérité d'un tirage au sort plutôt clément, à la différence du sabreur Nicolas Lopez qui pourrait tomber sur le quintuple champion du monde russe Stanislav Pozdniakov dès le deuxième tour le 12 août.

# Posté le jeudi 07 août 2008 16:16

Apres un reportage sur Jérome c'est à présent à son frère Fabrice de répondre aux questions des journalistes.

Apres un reportage sur Jérome c'est à présent à son frère Fabrice de répondre aux questions des journalistes.
Escrime - Pékin 2008
Jeannet: "Deux médailles de plus"


Pour son dernier grand rendez-vous avant de prendre sa retraite, Fabrice Jeannet veut réaliser le doublé lors des épreuves d'épée des Jeux Olympiques de Pékin. "Mon objectif est clair, une médaille en individuel et l'or avec l'équipe", affirme-t-il.

L'équipe de France cumule les titres par équipes de championne olympique, d'Europe et du monde, vous ne pouvez qu'être favoris des JO de Pékin...
F. J: Sur le papier, on est effectivement favoris après avoir gagné les trois derniers championnats du monde et le titre européen à Kiev début juillet, mais chaque "compet'" est différente. On s'est par exemple fait "sortir" dans les premiers tours des Coupes du monde à plusieurs reprises. On a un super potentiel et si on ne se prend pas la tête, cela peut passer très largement. Mon objectif est clair: une médaille en individuel et l'or avec l'équipe.

Vous êtes avec votre frère Jérôme le moteur de l'équipe de France d'épée depuis trois ans: que vous apporte votre aîné ?
F.J: Etre en équipe avec mon frère, c'est pratique, car on s'entend hyper-bien et on peut tout se dire quand cela ne va pas. On a commencé hyper jeune dans le même club et après, on s'est suivi dans les étapes de notre carrière. Il a migré vers le pôle Espoir, je l'ai suivi, il est entré à l'INSEP, j'y suis rentré trois ans plus tard. Entre nous, il y a de l'émulation, pas de jalousie. Car jusque-là, j'avais les résultats un peu plus tôt que Jérôme et il avait à coeur d'avoir des résultats, si bien que cette année, c'est lui qui est "injouable". Pour moi, c'est une source énorme de motivation.

Après Pékin, vous voulez raccrocher à seulement 27 ans, c'est définitif ?
F.J: C'est définitivement ma dernière compet, parce que c'est le moment idéal pour partir. Après mûre réflexion, je ne pense pas avoir ce qu'il faut pour repartir pour une Olympiade, car je sais ce que cela cote à côté. Je ne me vois pas non plus me projeter sur un objectif comme Paris 2010 (les Championnats du monde, ndlr), cela aurait pu être bien, mais je préfère arrêter tant que j'ai le choix et que je suis encore performant.

C'est parce que l'année a été difficile?
F.J: Le début de saison n'a pas été souriant pour moi et cela s'est joué sur une compétition pour que j'aille à Pékin (Challenge Monal en mai, ndlr). Cela s'est bien passé, mais imaginons que cela ne soit pas passé comme cela, je serais parti sur un échec. C'est pour cela que j'aborde ces JO très détendu. C'est toujours mieux de partir sur un gros événement comme les jeux.


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# Posté le jeudi 07 août 2008 16:11

Puisqu'en ce moment Laura Flessel est très médiatisée voici encore une interview parue en première page de l'équipe.fr sur la talentueuse Guadeloupéenne

Puisqu'en ce moment Laura Flessel est très médiatisée voici encore une interview parue en première page de l'équipe.fr sur la talentueuse Guadeloupéenne
JO - Escrime (F) - Flessel : «Rien à perdre»

Laura Flessel participe à Pékin à ses quatrièmes Jeux Olympiques. Elle aborde l'épreuve sans pression, presque ravie de ne pas figurer parmi les épéistes les plus cotées.

«Laura Flessel, comment vous sentez-vous à six jours de votre entrée dans le tournoi d'épée ?
Dans ma tête, le compte à rebours a commencé dès la fin de notre stage à Yantai. Maintenant je mange JO et je bois JO. C'est l'événement que j'attends depuis quatre ans. La confiance est au rendez-vous et il n'y a aucun problème de santé.

Depuis quatre ans justement, pensez-vous à votre finale perdue à Athènes ? Venez-vous en Chine avec un sentiment de revanche ?
Pas spécialement. Que je la gagne ou non cette finale, de toute façon, j'aurai été à Pékin. J'aime trop l'escrime et la compétition.
Comment s'est déroulée votre préparation ?
J'ai pu progresser davantage avec les nouveaux moyens technologiques mis en place. Il y a du matériel différent, une approche également modifiée au niveau de la préparation physique. Nous avons aussi un outil qui permet de valider ou de corriger nos gestes. Cela nous aide à être réglé au millimètre près. Ce qui est très important car l'escrime est un sport de position.

Reste-t-il quelques détails à peaufiner ?
Il me reste trois séances d'entraînement. La dernière tâche consiste à trouver un dosage entre l'entraînement, l'action et la récupération. L'escrime étant aussi une discipline explosive, il faut canaliser l'agressivité pour pouvoir garder beaucoup de fraîcheur. Sinon on risque d'avoir de mauvaises surprises en tirant.

«S'il y a de l'émotion, ce sera négatif»

Vous allez être doublement aidé pendant ces Jeux...
Oui. Hervé Faget, le maître d'armes avec qui je m'entraîne en club, sera effectivement présent. C'est une force supplémentaire d'avoir ici celui avec qui je travaille durant toute l'année. Jean-François Di Martino, mon entraîneur fédéral, étant basé à Bordeaux, je fonctionne donc dans l'année avec mon entraîneur de club.

Avec votre expérience, peut-on encore progresser ?
Oui, si on se sent aventurier, et non pas blasé.

Vos deux médailles d'or à Atlanta en 1996 vous aide-t-elle encore aujourd'hui ?
Ça me permet encore de rebondir dans la vie de tous les jours comme dans le milieu sportif. Elles m'ont permis de me découvrir et de prolonger ma carrière. Et quand on a connu une telle sensation, on veut la retrouver sans courir derrière le temps.

Vous allez disputer vos derniers Jeux. Est-ce que cela suscite de l'émotion ?
Pas du tout. Au contraire, j'ai décidé de faire une croix sur l'aspect sentimental. Si je parle de ça, ça va véhiculer de l'émotion et ce sera négatif. Mais il faut quand même se conditionner pour ça. Je vous dirai pas comment sinon mes adversaires pourraient s'en inspirer (sourire).

«On ne me connaît pas»

Curieusement vous n'êtes pas tête de série dans votre tableau.
(Rires) Non, je suis challenger. C'est une nouveauté pour moi, mais je n'ai rien à perdre, bien au contraire. Je suis la quatorzième mondiale, je n'ai aucun titre à défendre. Donc j'ai vraiment tout à gagner.

Et ça ne vous gêne pas ?
Non. Je suis dans la même situation qu'au moment des Jeux d'Atlanta. On ne me connaît pas.

Voyez-vous une épéiste particulière l'emporter ?
Vu les qualifications, je pense que toutes les filles qui sont présentes peuvent avoir la médaille d'or. Certaines ont bien démarré leur saison, d'autres l'ont mieux fini. Aux Jeux, la pression est différente. C'est celle qui maîtrisera le mieux son envie, son impatience et sa peur qui gagnera.

Visez-vous également la médaille d'or ?
On dit que l'or va mieux au teint des Antillaises. (Rires)»



Recueilli par Olivier PAQUEREAU, à Pékin

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# Posté le jeudi 07 août 2008 15:54